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MILLÉSIMESANTÉ

Analyse

Dans le Gers, la moitié de la chirurgie a disparu des données après la fermeture de la clinique de Gascogne

Le département est passé de 7 617 à 4 537 séjours chirurgicaux entre 2021 et 2025. Le centre hospitalier d'Auch, seul établissement restant, n'a repris qu'une fraction de l'activité de la clinique.

Ce que disent les données

La clinique de Gascogne, à Auch, était la seule clinique privée du Gers. Elle n'apparaît plus dans les données de l'Assurance Maladie après le millésime 2023.

Le département comptait 7 617 séjours chirurgicaux en 2021, répartis sur deux établissements. Il en compte 4 537 en 2025, réalisés par un seul : le centre hospitalier d'Auch. Soit une évolution de −40,4 % sur la période.

Le centre hospitalier est passé de 3 135 séjours en 2021 à 4 537 en 2025. Il a donc absorbé environ 1 402 séjours, à comparer aux 6 297 que la clinique réalisait encore en 2022.

Ce que les données ne disent pas

Elles ne disent pas que ces interventions n'ont pas eu lieu. Les patients ont pu être opérés hors du département : à Toulouse, à Tarbes, à Agen : sans que ces chiffres puissent le montrer.

Les six départements limitrophes progressent sur la période : aucun ne présente de reprise identifiable. Mais les séjours manquants représentent environ 1 % du volume de ces sept départements, ce qui reste sous le seuil que ces données permettent de distinguer.

Ce qui est établi, et seulement cela : le département a perdu la moitié de son activité chirurgicale déclarée, et le centre hospitalier n'en a repris qu'une part.

Pourquoi ce cas est isolé

Entre 2021 et 2025, plusieurs départements ont vu un établissement cesser de figurer dans les données. Neuf sont des regroupements : une entité nouvelle apparaît, ou un établissement voisin absorbe l'activité, et le volume réapparaît sous un autre nom.

Trois sont de véritables arrêts de l'activité chirurgicale : Saint-Louis dans le Haut-Rhin, Livry-Gargan en Seine-Saint-Denis, et Auch. Mais dans les deux premiers, le département progresse malgré tout, parce que l'établissement disparu ne portait qu'une part réduite de son activité.

Le Gers est le seul où l'établissement disparu portait la majorité de la chirurgie du territoire. C'est ce qui fait la différence entre un site qui ferme et un département qui perd son offre.

Sources

Toutes les données : Gers
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